Publié le : lundi 6 décembre 2021

Autriche : avec la nomination de Karl Nehammer comme chancelier, un retour à la stabilité ?

04 autriche nomination karl nehammer chancelier retour stabilite - La DiplomatieDeux mois après la démission choc du leader du parti conservateur ÖVP, Sebastian Kurz, accusé de corruption, et au lendemain de son retrait de la vie politique, le parti a nommé un nouveau chef, qui devrait devenir également chancelier : Karl Nehammer, actuel ministre de l’Intérieur. Cette nomination fait suite à la démission du chancelier qui avait succédé à Kurz, Alexander Schallenberg.

En Autriche, le parti conservateur ÖVP se relèvera-t-il de la chute de celui qui l’avait porté au pouvoir ? Après une ascension rapide, qui l’a mené (deux fois) au poste de chancelier, la seconde début 2020, le trublion Sebastian Kurz, très critiqué pour son alliance avec l’extrême-droite lors de son premier mandat, a été contraint à la démission, en octobre 2021, suite à des accusations de corruption.

Son ministre des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, l’avait remplacé comme chancelier. Mais le poste de président de l’ÖVP restait vacant. Ce 2 décembre 2021, Sebastian Kurz a annoncé son retrait définitif de la vie politique. Le même jour, Alexander Schallenberg a démissionné à son tour. Il ne souhaitait en effet pas prendre la tête du parti conservateur. Et il s’est déclaré « fermement convaincu que les deux fonctions – chef du gouvernement et président du parti – devraient être de nouveau aux mains d’une même personne ».

Le parti conservateur d’Autriche se choisit un nouveau chef, Karl Nehammer, qui devrait devenir chancelier

Ce 3 décembre 2021, l’ÖVP s’est donc choisi un nouveau chef, en la personne du ministre de l’Intérieur, Karl Nehammer. Ce dernier devrait devenir dans la foulée chancelier. « Je suis extrêmement reconnaissant, c’est un honneur et un privilège auquel je ne m’attendais pas », a commenté Karl Nehammer. Alexander Schallenberg, quant à lui, devrait reprendre son poste aux Affaires Etrangères.

Le parti conservateur doit désormais négocier avec ses alliés écologistes un vaste remaniement ministériel. Puis présenter un gouvernement au président de la République, qui devrait le valider. Le plus difficile commencera ensuite. L’ÖVP devra, à nouveau, gouverner le pays, dans un contexte de défiance généralisée. L’image du parti reste en effet pour fortement associée à Sebastian Kurz. Et donc à la corruption…

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