Publié le : lundi 15 novembre 2021

COP26 : une déclaration finale en manque d’ambition

09 cop26 declaration finale manque ambition - La DiplomatieAprès une prolongation d’une journée, la COP26 a fini par accoucher d’une déclaration finale, ce samedi 13 novembre. Et si les négociations ont été serrées sur la moindre virgule de l’accord, le texte final manque cruellement d’ambition pour faire face à l’urgence climatique.

La COP26 de Glasgow s’est achevée, ce samedi 13 novembre, après une prolongation de 24 heures pour que les 197 pays signataires parviennent à s’accorder sur une déclaration finale. Au final, cette conférence donne un désagréable sentiment d’occasion ratée. Malgré les appels à l’urgence, malgré un rapport du Giec limpide, les engagements pris manquent terriblement d’ambition. Et ne semblent pas à la hauteur de l’enjeu.

Certes, la déclaration finale évoque (enfin) les énergies fossiles. Mais, sous la pression de la Chine ou de l’Inde, le texte laisse de nombreuses portes ouvertes à la poursuite de l’exploitation du charbon, du gaz ou du pétrole. Les pays signataires se sont donc engagés à « intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles ».

La COP26 s’achève par une déclaration finale décevante

Du coté de l’aide aux pays les plus pauvres, les moins responsables du réchauffement mais en première ligne face à ses impacts, les pays riches ont accepté de revoir leur soutien à la hausse. Mais sans accepter le principe d’un financement des « pertes et préjudices » subis. En sachant que l’objectif des 100 milliards de dollars d’aide annuelle, promis pour 2020, n’a pas été atteint, on peut comprendre que plusieurs chefs d’Etat se soient senti abandonné par la communauté internationale. Au premier chef ceux d’Etats insulaires menacés par la montée des eaux.

Reste la promesse de revoir à la hausse les engagements climatiques dans le courant de l’année 2022. Jennifer Morgan, patronne de Greenpeace International, tente de voir les aspects positifs. « C’est mou, c’est faible, et l’objectif de 1,5°C est à peine en vie, mais il y a un signal sur la fin de l’ère du charbon. Et c’est important », a-t-elle commenté.

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