Publié le : lundi 5 juillet 2021

L’Unesco place la Grande Barrière de corail sur la liste des sites en danger

11 unesco grande barriere corail australienne danger - La DiplomatieCe lundi 21 juin 2021, l’Unesco a décidé de placer la Grande Barrière de corail sur la liste de sites « en danger ». Ce joyau écologique souffre en effet des conséquences du changement climatique. En 25 ans, la moitié des coraux ont disparu. L’Australie a réagi vivement à cette annonce. Pour Canberra, la Grande Barrière est justement l’un des sites naturels les mieux protégés du monde.

L’Unesco a publié, ce lundi 21 juin 2021, un rapport préliminaire sur la Grande Barrière de corail. Il recommande de la placer sur la liste des sites « en danger ». La Grande Barrière souffre en effet des conséquences du changement climatique, notamment des épisodes de blanchissement des coraux, provoqués par la hausse des températures des eaux. En 25 ans, la moitié des coraux du récif ont disparu.

L’Australie a immédiatement contesté cette décision. « Je conviens que le changement climatique mondial constitue la plus grande menace pour les récifs coralliens mais il est erroné, à notre avis, de désigner le récif le mieux géré au monde pour une liste (de sites) ‘en danger’», a ainsi déclaré la ministre de l’Environnement australienne, Susan Ley.

La Grande Barrière de corail, sous la menace du changement climatique pour l’Unesco

L’enjeu est double pour l’Australie : financier et en terme d’images. En effet, protéger davantage la Grande Barrière pourrait imposer de limiter le tourisme dans cette zone. Or, l’Australie génère près de 5 milliards de dollars annuels par ce biais.

Cette affaire permet aussi aux défenseurs de l’environnement de pointer le manque d’action climatique du gouvernement australien. L’Australie ne s’est par exemple pas donné de dates pour atteindre la neutralité carbone, contrairement à la plupart des pays les plus riches, qui ont fixé 2050 comme limite. Elle reste l’un des plus importants importateurs de charbon et de pétrole du monde, malgré de vrais efforts pour développer les énergies renouvelables, en particulier le photovoltaïque.

L’organisation de défense de l’environnement Climate Council estime ainsi que la recommandation de l’Unesco couvre « de honte le gouvernement fédéral, qui reste passif devant le déclin du récif corallien au lieu de le protéger ».

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