Publié le : vendredi 27 novembre 2020

Roch Kaboré réélu président du Burkina Faso dès le premier tour

Ce jeudi 26 novembre 2020, la commission électorale du Burkina Faso a validé le résultat du premier tour de l’élection présidentielle, et la réélection de Roch Marc Christian Kaboré pour un second mandat. L’opposition a dénoncé des “fraudes massives” pour ces élections, menées dans un climat d’insécurité généralisée.

Le choix de la stabilité. Le Burkina Faso travers la période la plus sombre de son histoire depuis son indépendance, le pays étant le théâtre d’affrontements et d’attaques djihadistes dans le nord du pays, ayant fait plus de 1 200 morts en cinq ans. Les doubles élections, législatives et présidentielle, du week-end dernier se sont d’ailleurs déroulées dans un climat pesant, sous menace terroriste : entre 300 000 et 350 000 électeurs, vivant dans des zones trop dangereuses, n’ont pas pu aller voter.

Une large avance sur les autres candidats

Mais, de toute évidence, la population n’a pas reproché la situation au président sortant, Roch Marc Christian Kaboré. Il a été réélu, dès le premier tour, selon la commission électorale, dont les résultats doivent encore être validés par le Conseil Constitutionnel : « M. Kaboré, Roch Christian Marc, avec 57,87 % des suffrages, est déclaré élu provisoirement dès le premier tour comme président du Faso », a déclaré le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Newton Ahmed Barry.

L’opposition a dénoncé une “fraude massive”, en pointant de nombreux dysfonctionnements dans la tenue de l’élection, notamment la non-ouverture ou l’ouverture tardive de certains bureaux de vote, le transport non sécurisé des urnes, ou le manque de moyens pour encadrer l’élection. Pour autant, la victoire du président sortant est d’une telle ampleur qu’une contestation semble difficilement tenable sur le long terme.

Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, n’a obtenu que 15,48 % des voix, et Zéphirin Diabré, chef de l’opposition, seulement 12,46 %. « Les insuffisances relevées, bien que regrettables, ne sont pas d’une ampleur susceptible d’impacter de manière significative le résultat du scrutin », ont commenté les partis présidentiels.

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