Publié le : jeudi 7 mai 2020

Côte d’Ivoire : Dominique Nouvian Ouattara s’engage contre le travail des enfants

 

 

La fermeture des établissements scolaires en Côte d’Ivoire pourrait convaincre certains parents d’envoyer leurs enfants travailler dans les champs de cacao. La Première Dame ivoirienne, Dominique Nouvian Ouattara, a tenu à rappeler que le travail des enfants est interdit, confirmant son engagement de longue date en faveur de la jeunesse africaine.

 

Pour les enfants, confinement ne rime pas forcément avec vacances forcées. En Côte d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest où les autorités ont, comme dans la majorité des pays du monde, décrété la fermeture temporaire des écoles primaires, secondaires et universitaires afin d’endiguer la propagation du coronavirus, la plupart des élèves sont, jusqu’à nouvel ordre, privés d’enseignement. Mais cela ne signifie pas que tous les jeunes Ivoiriens sont livrés à eux-mêmes, occupant leurs journées à jouer ou regarder la télévision.

La saison intermédiaire du cacao, matière première dont la Côte d’Ivoire est l’un des premiers producteurs au monde, bat en effet son plein dans les zones rurales du pays. Or de nombreux travailleurs agricoles sont, du fait des mesures de protection décidées contre l’épidémie de Covid-19, empêchés de se rendre sur les lieux d’exploitation. Autant de raisons qui pourraient pousser certains parents à envoyer leurs progénitures dans les champs de cacao afin de contribuer aux revenus du foyer, et certains exploitants à profiter de cette main-d’œuvre jeune, docile et corvéable à merci.

Dominique Nouvian Ouattara monte au créneau contre le travail des enfants

 

C’est la raison pour laquelle l’épouse du président ivoirien, Dominique Nouvian Ouattara, a le 21 mars lancé « un appel solennel aux parents » de Côte d’Ivoire : « le travail des enfants est interdit et puni par la loi », a tout d’abord rappelé celle qui est également présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS), selon laquelle « nul n’a le droit de faire exécuter à un enfant une activité qui le met en danger ou qui affecte sa santé, sa croissance ainsi que son équilibre physique et mental ».

Et Dominique Nouvian Ouattara d’avertir que « la campagne intermédiaire du cacao actuellement en cours et la fermeture provisoire des établissements scolaires ne doivent pas être un prétexte pour violer le droit des enfants ». Dans un communiqué, le CNS « réaffirme sa ferme volonté de poursuivre ses efforts en vue d’éliminer le travail des enfants (en Côte d’Ivoire). Ensemble, protégeons nos enfants car ils sont notre avenir », a tenu à déclarer l’épouse du président de la République.

Un engagement de longue date contre l’exploitation des enfants

Ce n’est pas la première fois que Dominique Nouvian Ouattara prend la parole pour défendre les droits des enfants. La première dame ivoirienne est engagée de longue dans cette cause, comme en témoigne sa présidence du CNS, organe qu’elle a contribué à fonder, ou encore son engagement au sein de l’ONG Children of Africa, qui intervient auprès des enfants dans les domaines de l’éducation, de la santé ou du social avec notamment la construction de centre de réhabilitation pour les jeunes ayant fuient la traite du travail forcé.

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