Publié le : lundi 9 mars 2020

Crise de l’OPEP : baisse spectaculaire des cours du pétrole

Ce lundi 9 mars 2020, les cours du pétrole ont plongé de 25%, à 33,90 dollars le baril, proches de leur niveau plancher de 2016. Une conséquence directe du refus de la Russie de baisser sa production, lors de la réunion de l’OPEP+ organisée à l’initiative de l’Arabie Saoudite le vendredi 6 mars. Moscou met ainsi la pression sur les producteur de pétrole de schiste aux Etats-Unis.

La crise du coronavirus a provoqué un ralentissement de l’économie mondiale, et donc une baisse de la demande en pétrole, notamment en Chine, premier importateur de brut du monde. Les cours du pétrole ont donc baissé : de 70 dollars début janvier, le prix du baril est descendu à 50 dollars début mars 2020.

La Russie sacrifie l’OPEP pour attaquer les Etats-Unis

L’Arabie Saoudite a donc convoqué une réunion en urgence de l’OPEP+, ce vendredi 6 mars, pour négocier avec la Russie une nouvelle baisse de production, pour maintenir les prix à un niveau correct. Le ministre russe de l’énergie a refusé. Provoquant un véritable effondrement des cours du pétrole : -10% vendredi, -25% ce lundi 9 mars 2020. Sur les bourses asiatiques, le cours du baril de brent a ainsi clôturé à 33,90 euros, son plus bas niveau depuis les 30 dollars de 2016.

En sanctionnant l’OPEP+, la Russie vise en fait les Etats-Unis. La manoeuvre russe peut être vue comme une réplique aux sanctions américaines contre le gazoduc Nord Stream 2. En effet, une baisse des cours du pétrole affecte fortement la rentabilité du pétrole de schiste américain, qui nécessite des investissements lourds et constants pour être extrait, et impose des cours élevés pour être économiquement viable.

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