Publié le : jeudi 20 février 2020

Graeme Allwright, le chanteur-passeur, est mort

Ce dimanche 16 février, le chanteur folk Graeme Allwright est décédé, à l’âge de 93 ans. D’origine néo-zélandaise, il a mené l’essentiel de sa carrière en France, notamment en adaptant en français des protest-songs américaines, puis le répertoire de Leonard Cohen.

“Graeme Allwright. Tristesse. Leonard Cohen lui donnait ses chansons à traduire en français ; il a traduit Brassens en anglais. Il a donné des hymnes aux gauchistes, aux scouts, aux pochtrons, aux punks à chien, aux centristes de gauche… Un bienfaiteur de l’humanité. Un vrai” : l’hommage du journaliste Bertrand Dicale, sur Twitter, est un excellent résumé de la carrière de Graeme Allwright, qui s’est éteint, dans la maison de retraite où il vivait depuis un an, à l’âge de 93 ans, ce dimanche 16 février 2020.

Né à Wellington, en Nouvelle-Zélande, le 7 novembre 1926, Graeme Allwright arrive en Europe pour y faire du théâtre. Il s’installe en France pour suivre la femme dont il est tombé amoureux. Il ne se lance dans la chansons qu’à l’âge de 40 ans, en adaptant en français des chansons de folk américain engagé. Ses chansons contestataires, antimilitaristes, humanistes résonnent avec les aspirations de mai 1968. Petites boîtes (adaptation de Malvina Reynolds), Jusqu’à la ceinture (Pete Seeger), Qui a tué Davy Moore ? (Bob Dylan), Johnny (texte original) et surtout Le Jour de clarté (Peter, Paul & Mary) y sont des succès.

“Un chanteur engagé pour la justice sociale”

Il découvre Leonard Cohen en 1973, tombe sous le charme et adapte un grand nombre de chansons de son répertoire. Il fuit le succès, les ventes de disque, les salles de concert pleines, par de longs voyages autour du monde (Egypte, Amérique du Sud, Madagascar, Inde…). Ce chanteur aux pieds nus a continué de traîner sur les routes sa dégaine sans prétention, son humour et ses convictions.

« C’était un chanteur engagé pour la justice sociale, un chanteur un peu hippie en marge du show-business, qui a refusé des télés. Il a chanté jusqu’au bout, il a adoré être sur scène », précise l’un de ses fils, Christophe Allwright.

 

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