Publié le : mercredi 29 janvier 2020

Le “Plan de paix” de Donald Trump désavoué par les Palestiniens

Ce mardi 28 janvier, le président des Etats-Unis Donald Trump a présenté son “Plan de paix” pour régler le conflit israélo-palestinien. Imposant la reconnaissance de l’annexion de la vallée du Jourdain et des colonies de Cisjordanie et repoussant la capitale du futur Etat palestinien dans la banlieue Est de Jérusalem, le plan a été salué par le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou et fermement rejeté par le Hamas et Mahmoud Abbas.

Fruit de deux ans de travail, le plan présenté ce mardi 28 janvier par Donald Trump aux cotés de Benjamin Nétanyahou est plus que favorable à Israël. Certes, il concède la création d’un Etat palestinien, distinct d’Israël, et ouvre une phase de négociation de quatre ans pour en délimiter les contours.

Mais il sanctifie, en contrepartie, l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies de Cisjordanie. Benjamin Nétanyahou estime même que ce plan est un feu vert pour une annexion immédiate. « Israël ne doit pas attendre du tout », a répondu David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël, à la question de savoir si l’annexion serait aussi soumise au délai de quatre ans.

Le Plan prévoit également que la capitale du futur Etat palestinien sera situé “dans l’est de Jérusalem” – signifiant clairement que Jérusalem-Est repasserait sous contrôle d’Israël. Jérusalem restera « la capitale indivisible d’Israël », a précisé Donald Trump.

« Ce n’est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient »

Les responsables politiques palestiniens ont fermement rejeté ce plan. « Nous n’accepterons pas de substitut à Jérusalem comme la capitale de l’Etat de Palestine », a ainsi déclaré à l’Agence France-Presse Khalil al-Hayya, un haut responsable du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

« Il est impossible pour n’importe quel enfant, arabe ou palestinien, d’accepter de ne pas avoir Jérusalem », comme capitale d’un Etat palestinien, a abondé le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas. « Ce n’est pas un plan de paix pour le Moyen-Orient », a conclu le premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh.

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