Publié le : mercredi 6 novembre 2019

Arcelor Mittal renonce à racheter l’italien Ilva

Nouveau rebondissement dans l’affaire du rachat de l’entreprise sidérurgique italienne Ilva par le géant Arcelor-Mittal : n’ayant pas eu la garantie qu’aucune poursuite pénale ne serait intenté contre lui dans le cadre de la dépollution du site, le géant de l’acier a renoncé à cette acquisition.

Le site sidérurgique d’Ilva, à Tarente, dans les Pouilles, est l’un des plus pollués d’Italie. Les fumées toxiques des hauts-fourneaux seraient à l’origine de 7 500 des 11 500 décès constatés dans la région entre 2004 et 2010. Le site est au coeur d’un grand procès.

Dans ces conditions, Arcelor-Mittal avait accepté de reprendre le site, fin 2018, en conservant les 8 200 employés, mais en étant certain de disposer de l’« immunité pénale » accordée par une loi de 2015, permettant au repreneur de dépolluer et de remettre le site aux normes environnementales sans crainte de poursuite. Or, en juillet, sous l’impulsion du Mouvement 5 Etoiles, le Parlement italien a révoqué cette immunité.

“Un vrai désastre industriel, social et environnemental »

Dès lors, l’accord était, pour Arcelor-Mittal, caduc : « Le Parlement italien a retiré la protection légale nécessaire à la compagnie pour mettre en place son plan environnemental sans risquer de poursuite judiciaire, ce qui justifie cet avis de retrait », précise le groupe sidérurgique dans un communiqué.

Les conséquences sociales menacent d’être catastrophiques pour une ville, Tarente, au taux de chômage déjà deux fois plus élevé que la moyenne italienne : « Nous sommes devant un vrai désastre industriel, social et environnemental », a commenté sur Twitter la secrétaire générale de la Confédération italienne des syndicats libres (CISL), Annamaria Furlan.

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