Publié le : lundi 9 septembre 2019

L’accord sur le nucléaire iranien peut-il encore être sauvé ?

Depuis que les Etats-Unis ont dénoncé l’accord conclu en 2015 sur le développement de l’énergie nucléaire en Iran et imposé de lourdes sanctions à Téhéran, l’Iran prend progressivement ses distances avec ses engagements. Dernière étape en date : la mise en route de centrifugeuses avancées pour enrichir l’uranium.

Depuis le mois de mai 2018, les Etats-Unis ont claqué la porte de l’accord signé en 2015 à Vienne sur la maîtrise du nucléaire en Iran, rétablissant de fait les sanctions économiques pesant sur Téhéran. Avec, pour conséquences, une considérable récession, et un détachement progressif des termes de l’accord. L’Iran ne cesse de demander aux cinq autres signataires de l’accord de Vienne (Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) de l’aider à contourner les sanctions américaines et sauvegarder, ainsi, son économie.

Devant le peu d’efficacité de cette stratégie, l’Iran a commencé, depuis mai 2019, de s’affranchir des obligations de l’accord. Le pays a d’abord annoncé qu’il allait désormais enrichir son uranium au-delà des limites fixées par le texte (3,67 %), et qu’il allait augmenter sa production. En juillet 2019, l’Iran a ainsi dépassé les 300 kg d’uranium enrichi, barrière fixée par l’accord de Vienne.

Transparence

En ce début septembre, Téhéran vient d’annoncer qu’il allait utiliser des centrifugeuses de quatrième et sixième génération pour enrichir son uranium, alors que l’accord de 2015 lui impose de se limiter aux centrifugeuses de première génération. Pour autant, un porte-parole de Téhéran a confirmé que les engagements pris par l’Iran sur la « transparence » de ses activités nucléaires seraient « honorés comme avant ».

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