Publié le : jeudi 4 avril 2019

70 ans de l’OTAN : un anniversaire sous haute tension

Les commémorations des 70 ans de l’OTAN ont démarré le 2 avril 2019 à Washington dans un contexte rendu explosif par les menaces que font peser la Russie sur l’Occident – mais aussi les désavoeux réguliers du président américain Donald Trump contre l’organisation atlantique.

Créée dans l’après-guerre, en 1949, dans le contexte de la Guerre Froide, pour faire face à l’Union Soviétique et ses alliés, l’OTAN souffle ses 70 bougies dans une situation mondiale rappelant ces heures délicates. La Russie est en effet redevenue une menace réelle pour l’Occident, en guerre larvée avec plusieurs pays, entre espionnage, cyberguerre, intimidations et volonté de marquer son territoire diplomatique.

Cet état de fait imposerait une union des 28 pays signataires du Traité de l’Atlantique Nord – qui prévoir entre autre, rappelons-le, qu’en cas d’agression militaire contre l’un de ses membres, tous les autres entrent en guerre contre l’assaillant. Mais le président américain Donald Trump se plait à saper les bases de cette organisation, en rappelant régulièrement que l’effort financier américain est disproportionné par rapport à celui des autres pays, tout en critiquant régulièrement ses alliés.

“La Russie met à l’épreuve notre unité, encore et toujours »

Pour célébrer cet étrange anniversaire, Donald Trump a reçu, ce 2 avril 2019, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, l’ex-Premier ministre norvégien, dont le mandat vient d’être prolongé jusqu’en 2022. Le président américain en a profité pour réclamer une fois encore un meilleur “partage du fardeau” du financement de l’OTAN, et a rappelé que les pays membres se sont engagés à porter à 2% de leur budget leur dépenses militaires, dès 2024. Première visée : l’Allemagne, loin du compte en la matière. « J’attends de l’Allemagne qu’elle respecte l’engagement pris avec tous les autres alliés de l’Otan », a ainsi déclaré Jens Stoltenberg avant de partir pour les Etats-Unis.

La réponse de la diplomatie allemande ne s’est pas faite attendre : « les débats publics sur le partage du fardeau au sein de l’Otan provoquent l’incertitude au moment où la Russie met à l’épreuve notre unité, encore et toujours » a fort justement rappelé le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.

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