Publié le : mardi 22 janvier 2019

Nom de la Macédoine : Tsipras gagne un vote de confiance

Le débat sur le futur nom de la Macédoine, censé pacifier les relations de la petite république avec son voisin grec, crée la zizanie dans la politique intérieure… grecque. Le premier ministre Alexandre Tsipras y a perdu un membre-clé de sa coalition, son ancien ministre de la Défense Panos Kammenos, et la majorité au Parlement. Il a demandé un vote de confiance, qu’il a remporté d’un cheveu.

Voici 27 ans que la question du nom d’un pays, en l’occurrence l’actuelle “Ancienne république yougoslave de Macédoine”, empoisonne ses relations avec l’un de ses voisins, la Grèce. Une part importante de la population grecque estime en effet que le nom “Macédoine”, remontant à Alexandre le Grand, appartient uniquement au patrimoine grec ; la région la plus septentrionale du pays se nomme d’ailleurs “Macédoine”. Raison pour laquelle la Grèce n’a jamais reconnu le nom de son petit voisin.

L’année dernière, pour régler ce vieux litige, les chefs du gouvernement des deux pays ont signé un accord pour valider un nouveau nom pour le pays : “République de Macédoine du Nord“. Un nom qui a l’avantage d’indiquer clairement qu’il existe une autre Macédoine. Le Parlement macédonien a validé ce choix, en début d’année 2019.

Une coalition qui vole en éclat

Mais du coté grec, ce nouveau nom, sur lequel le Parlement doit se prononcer d’ici fin janvier, a provoqué un véritable séisme politique. Le ministre de la Défense Panos Kammenos, leader du petit parti souverainiste Grecs Indépendants (Anel), refusant absolument que son voisin jouisse du nom “Macédoine”, a claqué la porte du gouvernement et de la coalition gouvernementale du premier ministre Alexandre Tsipras. Laissant ce dernier avec une majorité vacillante. Il ne peut plus compter, à coup sûr, que sur les 145 députés de son parti Syriza. Sur une assemblée de 300 députés.

Le premier ministre a immédiatement demandé un vote de confiance. Grâce à l’apport de députés d’Anel et d’indépendants, il l’a emporté, d’un souffle (151 voix contre 148). Autant dire que les tractations seront nombreuses avant le vote, symboliquement très fort, sur le nom de la peut-être future “République de Macédoine du Nord”.

 

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