Publié le : mercredi 9 janvier 2019

Hongrie : la rue peut-elle déboulonner Orban ?

En Hongrie, les manifestations monstres contre la réforme du droit du travail se transforment en une contestation plus globale de la manière de gouverner de Viktor Orban. Une pression populaire considérable, mais qui laisse de marbre l’homme fort de la Hongrie.

Une loi, promulguée en décembre 2018, a mis le feu aux poudres en Hongrie. Le gouvernement du nationaliste Viktor Orban veut réformer en profondeur le droit du travail. Entre autres mesures, la loi prévoit que les chefs d’entreprise puissent exiger de leurs salariés jusqu’à 400 heures supplémentaires par an. Soit plus de deux mois de travail. Payées trois ans après… Une loi qualifiée par l’opposition d’ “esclavagiste”.

Depuis, les manifestations se succèdent dans toute la Hongrie, et en particulier à Budapest. Ce samedi 5 janvier 2019, ils étaient de nouveau des milliers à défiler, à l’appel des partis d’opposition, des syndicats et de mouvements issus de la société civile, de la place des Héros jusqu’au siège du Parlement.

Mais avec le temps, les revendications sont devenues plus globales, et s’attaquent à l’autoritarisme de la politique de Viktor Orban. Sont particulièrement visés : une récente réforme de la justice, qui promet de restreindre le pouvoir et l’indépendance des magistrats, et le manque de liberté des médias.

Une révolution de velours ? Pas à l’ordre du jour

Et si les cris des manifestants appellent à “balayer ce régime”, la position de Viktor Orban ne semble pas réellement fragilisée. Largement réélu l’année dernière, il demeure très populaire auprès d’une majorité de la population. Pour lui, ces manifestations sont le fait de partisans de « l’immigration de masse » au sein de l’Union européenne et de « criminels ».

Une révolution de velours en Hongrie ? Cela ne semble pas du tout à l’ordre du jour, surtout face à un amoureux de la force comme Orban.

 

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