Publié le : mercredi 2 janvier 2019

Vinci met la main sur l’aéroport de Londres-Gatwick

Pour 3,2 milliards d’euros, Vinci vient de prendre le contrôle du deuxième aéroport du Royaume-Uni et huitième d’Europe, Londres-Gatwick. Le groupe d’infrastructure français poursuit ainsi sa stratégie d’achat d’aéroports.

Vinci est rentré discrètement dans le monde des groupes contrôlant des aéroports, en 1995, au Cambodge. Le groupe français a ensuite marqué les esprits dans ce secteur, en 2013, en prenant une participation majoritaire dans les dix aéroports continentaux du Portugal.

Le 27 décembre, Vinci s’est offert un petit cadeau de Noël, avec son 46ème aéroport, qui est aussi le plus important : le groupe vient de prendre le contrôle du deuxième aéroport du Royaume-Uni après Heathrow, Londres-Gatwick.

Cet aéroport situé au sud de Londres était possédé depuis 2009 par Global Infrastructure Partners, un fonds d’investissement créé par General Electric et le Crédit suisse.

3,2 milliards,“un prix très raisonnable”

Le fonds vient de céder 50% des actions plus une à Vinci, pour 3,2 milliards d’euros : « C’est un prix très raisonnable par rapport aux dernières transactions dans ce secteur, d’autant qu’il ne s’agit pas d’une concession, mais d’une acquisition en pleine propriété, sans limitation de durée », expose Nicolas Notebaert, le président de Vinci Airports

Certains analystes estiment que le groupe français fait une folie en récupérant un aéroport en déficit endémique, qui plus est sans possibilité d’extension : Gatwick ne dispose en effet que d’une piste.

Pour autant, rappelle Nicolas Notebaert, « les opportunités de rachat d’un aéroport de cette qualité et de cette dimension sont extrêmement rares ». D’autant que sa piste unique est la plus fréquentée au monde, en faisant “l’aéroport le plus efficace du monde”.

L’acquisition devrait être bouclée pour juin 2019. Elle rapproche Vinci de son objectif d’atteindre le podium des sociétés gestionnaires d’aéroport dans le monde. Le groupe demeure par ailleurs à l’affut d’une éventuelle privatisation d’ADP (ex-Aéroports de Paris), qui contrôle entre autre Roissy et Orly.

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