Publié le : mercredi 28 novembre 2018

Le nouveau président d’Interpol est le sud-coréen Kim Jong-yang

Même si le président d’Interpol n’a pas de pouvoir opérationnel, l’élection du sud-coréen Kim Jong-yang, en remplacement du chinois Meng Hongwei, disparu dans la nature après une étrange démission, est une victoire pour l’Occident. L’autre candidat était un général russe proche de Vladimir Poutine.

Les coulisses d’Interpol ressemblent finalement autant à un film policier que les affaires de terrorisme, de banditisme ou de blanchiment d’argent dont s’occupe l’autorité policière internationale.

Le dernier président était le chinois Meng Hongwei, accusé de corruption par Pékin : il aurait été arrêté par les autorités chinoises, mais n’a plus donné signe de vie depuis. Interpol a accepté une lettre de démission émanant soit-disant de Meng Hongwei, mais sans signature manuscrite…

Il fallait donc lui trouver un successeur. Le favori de cette élection était l’ancien vice-président de l’organisation, le général de police russe Alexandre Prokoptchouk, jugé extrêmement proche du Kremlin et de Vladimir Poutine. Le président d’Interpol a essentiellement un rôle de représentation, le pouvoir opérationnel est entre les mains du secrétaire général, l’Allemand Jürgen Stock.

“Choisir un chef intègre »

Mais symboliquement, voir accéder à ce poste un homme aussi proche du pouvoir russe aurait été un message d’échec pour l’Occident et les opposants à Vladimir Poutine, surtout dans les remous de l’affaire Skripal. Dès lors, les Etats-Unis et la France ont usé de toute leur influence diplomatique pour pousser l’autre candidat, également vice-président de la police internationale, le sud-coréen Kim Jong-yang.

« Nous encourageons toutes les nations et organisations faisant partie d’Interpol et respectant l’Etat de droit à choisir un chef intègre » a ainsi déclaré, sans ambiguïté, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine.

C’est finalement bien Kim Jong-yang qui a été élu président d’Interpol, le 21 novembre, à Dubaï, lors de la 87e assemblée générale de l’organisation internationale de police criminelle. Au grand dam du ministère de l’Intérieur russe, qui a dénoncé une « campagne dans les médias occidentaux pour décrédibiliser le candidat russe ».

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