Publié le : mardi 11 septembre 2018

Sommet mondial pour l’action climatique : agir avant qu’il ne soit trop tard

Réunis à partir de mercredi à San Francisco pour le Sommet mondial pour l’action climatique, des milliers d’acteurs non-étatiques (maires, élus, dirigeants d’entreprises ou d’ONG) veulent relancer la mobilisation lancée par l’accord de Paris en 2015 et rappeler que l’urgence climatique impose des actes rapides.

Les dernières nouvelles concernant les émissions de gaz à effet de serre n’ont rien de très rassurant : après s’être stabilisé depuis quelques années, elles viennent de repartir à la hausse en 2017, dopées notamment par l’utilisation du charbon pour produire de l’énergie en Inde et en Chine.

Le réchauffement climatique dépasse les 1 degré depuis le début de l’ère industrielle : l’objectif de le maintenir sous les 2 degrés et, si possible, sous les 1,5 degré (posé par l’accord de Paris) est inatteignable sans un infléchissement franc des tendances actuelles – qui devraient nous conduire à 3,2 degrés en 2100…

Le Sommet mondial pour l’action climatique, qui s’ouvre ce mercredi 12 septembre 2018 à San Francisco, se veut, en la matière, porteur d’espoir, d’avenir et de bonnes nouvelles. Son principe : réunir en Californie, un Etat symbole de la lutte contre la politique climatique de Donald Trump, des milliers de représentants non-étatiques – des maires, des élus régionaux, des dirigeants d’ONG, des responsables de grandes entreprises -, déterminés à agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Des engagements positifs, mais qui doivent en entraîner d’autres

Des annonces doivent être faites : des grandes entreprises vont s’engager à passer à 100% d’électricité renouvelable, des villes ou des régions vont se positionner comme des exemples en terme de politique énergétique ambitieuse – l’association C40 notamment, présidée par la maire de Paris Anne Hidalgo, va défendre l’idée que les villes peuvent être des “locomotives” de la révolution énergétique nécessaire à la survie de la planète.

Reste que les freins à un monde plus vert demeurent immenses, entre les économies émergentes s’appuyant toujours sur le charbon (la Chine, premier pollueur du monde, prévoit son pic d’émission pour dans une dizaine d’années, malgré une politique d’installation d’éolienne et de centrales photovoltaïque tous azimuts…) et la difficulté pour trop d’Etat à respecter leurs engagements pris en 2015.

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