Publié le : mercredi 27 juin 2018

L’Union Européenne revoit sa copie pour les énergies renouvelables

Le Parlement et le Conseil Européen sont enfin parvenus, après cinq mois de tractation, à un accord sur la révision de la directive sur les énergies renouvelables. Le nouvel objectif fixé est de 32% de renouvelables dans le mix énergétique de l’Union en 2030, au lieu de 27%.

L’Union Européenne a finalement réussi à se mettre d’accord sur la révision de la directive sur les énergies renouvelables ; elle fixait jusqu’ici un objectif de 27% de renouvelables dans le mix énergétiques de l’Union en 2030, un objectif notoirement insuffisant pour limiter le réchauffement climatique sous les 1,5 degrés.

Depuis cinq mois, le Parlement Européen (qui regroupe l’ensemble des eurodéputés élus aux élections européennes des différents pays de l’Union) et le Conseil Européen (qui regroupe des représentants des gouvernements des 28) bataillaient pour trouver un accord.

En janvier, les eurodéputés avaient proposé un ambitieux 35%, mais de nombreux gouvernements de l’Union, notamment des pays d’Europe centrale (la Pologne tout particulièrement), freinaient des quatre fers – pendant que les pays d’Europe du Nord et la France défendaient une position ambitieuse.

Un premier pas important, mais encore insuffisant

Mais ces dernières semaines ont changé la donne du coté de deux pays majeurs de l’Union, pesant d’un grand poids au Conseil Européen. Le nouveau gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sanchez et sa ministre de la transition énergétique Teresa Ribera défendent en effet un large développement des énergies renouvelables, aux antipodes de l’ancien gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, très timide en la matière.

En Italie, la coalition au pouvoir a choisi comme ministre de l’Environnement Sergio Costa, un proche du Mouvement 5 étoiles, un parti certes “anti-système” mais très progressiste en matière environnementale.

De quoi faire pencher la balance vers une position plus ambitieuse, mais encore insuffisante : « Ce chiffre de 32 % est un premier pas important pour débloquer les objectifs de transition énergétique de l’Union, mais il reste insuffisant par rapport à ce qu’il est nécessaire de faire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre comme le prévoit l’accord de Paris » estime Neil Makaroff, responsable Europe au sein du Réseau Action Climat (RAC).

 

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