Publié le : samedi 14 mai 2016

Londres déclare la guerre à l’argent sale dans l’immobilier

le-premier-ministre-britannique-david-cameron-le-21-mars-2016-a-londres_5568705Le Royaume-Uni a décidé de se lancer dans une bataille contre l’argent sale dans l’immobilier. Alors qu’un sommet anti-corruption ouvert ce jeudi dans le pays rassemble une quarantaine de chefs d’Etats et de gouvernements, Londres annoncé la mise en place de nouvelles mesures destinées à renforcer la lutte.

Ainsi, le Premier ministre David Cameron a expliqué dans un communiqué que les entreprises étrangères possédant un bien ou souhaitant acquérir un bien dans le Royaume devront révéler le véritable nom du propriétaire.

Cette mesure vise avant tout 100.000 logements en Angleterre et au Pays de Galles, dont 44.000 basés à Londres, selon les chiffres officiels, qui sont actuellement la propriété de sociétés offshores et dont personne ne connaît pour l’instant le bénéficiaire réel.

Une pratique qui n’est pas illégale, mais qui transforme jour après jour l’immobilier de la capitale britannique en « refuge pour l’argent volé du monde entier », selon l’association Transparency International. Une vaste enquête de police pour corruption entre 2004 et 2014 ciblait des biens immobiliers d’une valeur totale de 180 millions de livres, mais l’ONG estime qu’il ne s’agit que la partie émergée d’un iceberg.

Par ailleurs, Londres a annoncé avoir mis sur pied un système d’échange automatique d’informations avec certains de ses territoires outre-mer et annexes, sans préciser pourtant lesquels. Le Royaume-Uni a été très critiqué dans le scandale entourant le cabinet d’affaires panaméen Mossack Fonseca, après que l’étude des Panama Papers ait révélé que plus de la moitié des 214 000 entreprises frauduleuses soient domiciliées les îles Vierges britanniques.

La France aussi, joue le jeu de la transparence

La France a publié ce mercredi un décret mettant également en place un registre public des bénéficiaires effectifs des trusts. Ce dernier devrait être accessible au public à partir du 30 juin.

Pour l’heure, près de 16 000 entités sans bénéficiaires ou propriétaires connus devraient apparaître sur cette liste.

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