Publié le : lundi 25 mai 2015

Libre-échange UE-Ukraine : Moscou lâche du lest

Enfin un vrai signe de paix. Moscou n’a pas formulé de nouvelles demandes pour un report de la mise en action de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Ukraine, qui devrait donc finalement être appliqué, comme prévu à l’origine, à partir du 1er janvier 2016.

L’entrée en vigueur de cet agrément au 1er janvier 2016 n’a ainsi « pas été contestée par la délégation russe », a affirmé Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, précisant que « le ministre russe a commencé la réunion en disant que l’UE et l’Ukraine pouvaient faire ce qu’elles entendaient », lors de la dernière réunion qui réunissait instances européenne, ukrainienne et russe. Pour rappel, la Russie avait exigé un report à 2017 le mois dernier.

Aucune menace

Au cours de cette réunion tripartie qui prenait place à Bruxelles, il a également été explicitement précisé « qu’aucun amendement ne serait apporté » concernant cette entente, qui est le principal fer de lance des relations commerciales à venir entre l’UE et l’Ukraine, et le principal point de désaccord pour la Russie. La commissaire européenne a ajouté, au sortir d’une discussion avec le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, et le chef de la diplomatie ukrainienne, Pavlo Klimkine, qu’ « aucune menace d’aucune sorte » n’avait été prononcée. Bruxelles craignait en effet que Moscou use à nouveau de pressions au sujet d’éventuelles mesures commerciales qui mineraient l’économie ukrainienne.

Parallèlement, les trois parties se sont engagées à intensifier les efforts visant trouver des solutions pratiques destinées à soulever les inquiétudes russes. En début de mois, la commissaire avait affirmé que Bruxelles resterait ferme quant aux exigences russes sur l’accord UE-Ukraine.

En avril, Moscou avait demandé le report à 2017 de l’entrée en vigueur de l’accord, menaçant « de supprimer les préférences commerciales (russes) pour l’Ukraine ». Cet accord d’assouplissement des échanges commerciaux, l’UE doit l’appliquer depuis 2014, mais Bruxelles a retardé l’échéance à cause du climat délétère entre Moscou et Kiev, et de la crise dans l’Ouest ukrainien.

D’un côté, Mme Malmström a évoqué un « climat constructif », tandis que M.Oulioukaïev partageait son « sentiment d’optimisme mesuré » aux micros des journalistes.

Désormais, les discussions devraient concerner les douanes, la levée des obstacles techniques et les questions sanitaires.

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