Publié le : vendredi 1 mai 2015

Tokyo cherche à renforcer son alliance avec Washington en amont de la visite de Xi Jinping

La visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Washington, du mardi 28 au 30 avril, renforce l’idée d’une alliance entre les deux nations qui devrait se traduire dans les faits par un élargissement de la présence militaire nippone dans le monde, dans un contexte de concurrence directe avec l’outsider chinois.

Le Premier ministre japonais a débuté ce dimanche une visite d’une semaine aux Etats-Unis, qui lui permettra notamment de dresser ce 28 avril, à l’occasion d’une entrevue avec le président américain, le bilan des relations entre Tokyo et Washington. Le Japon ne compte plus, depuis maintenant de nombreuses années, les incidents diplomatiques avec la Chine, et Shinzo Abe cherche un signal fort de la Maison Blanche, principalement en cas de conflit miliaire avec Pékin.

Dispute autour d’un archipel

Depuis 1971, la Chine et le Japon se disputent les îles de l’archipel des Senkaku (Diaoyu pour les Chinois), et depuis que l’Etat japonais a racheté trois îles à des propriétaires privés, provoquant l’ire de Pékin. Il y a tout juste un an, Barack Obama assurait que la souveraineté de ces îles serait protégée par le traité de défense signé entre les États-Unis et le Japon en 1960, ce qui se traduirait par le soutien de Washington à Tokyo en cas de tentative de prise de contrôle par Pékin. Néanmoins, ce discours n’avait que très peu rassuré Tokyo, surtout dans l’optique plus que certaine d’un rapprochement sino-américain.

Dans son dernier discours, prononcé en compagnie du Premier ministre japonais à la Maison Blanche, le président américain a confirmé qu’il resterait fidèle « à la liberté de navigation, au respect du droit international et à la résolution pacifique des différends sans contrainte ».

Washington se tourne à nouveau vers l’Asie, après les dossiers irakien, ukrainien et iranien. Cette remise à niveau des compteurs diplomatiques et stratégiques se confirme avec la visite de Shinzo Abe et par celle, dans quelques mois, du président chinois Xi Jinping. Barack Obama devra amonceler délicatement les arguments pour trouver un équilibre dans la balance, qui d’un côté, soupèse l’allié nippon et de l’autre, le partenaire chinois.

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