Publié le : vendredi 19 janvier 2018

L’usine d’aluminium de Dunkerque vers une seconde vie… sous contrôle anglo-indien

Ancien fleuron de Pechiney, gloire de l’industrie française du début des années 1990, l’usine d’aluminium de Dunkerque vient d’être vendue à un homme d’affaire indien basé à Londres, spécialiste dans la relance d’usines d’anciens pays industriels. Il veut développer le site en y ajoutant une seconde usine.

Lancée au crépuscule des années 1980, l’usine d’aluminium de Dunkerque était le fer de lance de l’ambitieuse politique industrielle lancée par Pechiney, une entreprise publique aux visées internationales. Et si Pechiney n’existe plus, si, au grès des rachats, le site de Dunkerque s’est retrouvé entre les mains du groupe minier anglo-australien Rio Tinto, l’usine demeure la plus grande fonderie d’aluminium d’Europe.

Rio Tinto voulant se recentrer sur ses actifs miniers, le groupe vient de revendre le site à un milliardaire anglo-indien, Sanjeev Gupta. L’homme a fait fortune en rachetant à bas prix des sites d’anciens pays industriels pour développer leur activité.

Gupta Family Group (GFG Alliance), la société du milliardaire, compte non seulement augmenter la performance de l’usine, mais lui adjoindre une seconde usine, transformant directement l’aluminium en pièces automobiles.

Une entreprise « séduite par l’environnement pro-business mis en place par le président Emmanuel Macron »

Un investissement de plus de 2 milliards d’euros, qui générera des centaines de nouveaux emplois dans une région sinistrée. L’usine de Dunkerque emploie actuellement 570 salariée, pour une production annuelle de 280 000 tonnes et un chiffre d’affaire de 500 millions d’euros : « Sa taille, bien inférieure à celle d’usines en Amérique ou en Asie, pouvait néanmoins poser un problème de compétitivité à terme » a déclaré M. Gupta, déterminé à dépasser ce problème par cette seconde usine.

L’homme d’affaire a été reçu par le premier ministre Edouard Philippe, qui a donné son accord à ce rachat et ce plan de développement, ravi de voir la France de nouveau attractive aux yeux des investisseurs étrangers. « L’entreprise, séduite par l’environnement pro-business mis en place par le président Emmanuel Macron et l’exécutif actuel, souhaite investir massivement en France », a d’ailleurs déclaré GFG Alliance dans un communiqué.

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